OpenClaw est un agent d’intelligence artificielle open source que vous faites tourner sur vos propres machines pour automatiser vos tâches du quotidien : emails, fichiers, navigateur, scripts, messageries et bien plus encore. Contrairement aux simples chatbots, OpenClaw est pensé comme une passerelle universelle entre vos applications, vos modèles IA (cloud ou locaux via Ollama) et des skills d’automatisation très puissants.
- Qu’est‑ce qu’OpenClaw ?
- Histoire et évolution du projet
- Sur quels systèmes peut‑on installer OpenClaw ?
- Où télécharger OpenClaw et comment l’installer ?
- Les « skills » OpenClaw : ce que l’agent sait faire
- OpenClaw et Ollama : un duo puissant 100 % local
- Le potentiel d’OpenClaw pour les entreprises
- Sécurité : un outil puissant… donc à manier avec précautions
- Conclusion
Qu’est‑ce qu’OpenClaw ?
OpenClaw (anciennement Clawdbot/Moltbot) est un agent IA autonome développé par Peter Steinberger, publié sous licence MIT et devenu l’un des projets open source les plus populaires sur GitHub en quelques jours. Il est présenté comme « l’IA qui fait vraiment des choses » : vous lui parlez sur WhatsApp, Telegram ou Slack, et il peut exécuter des actions concrètes à votre place.Fonctionnement général
- L’agent tourne sur votre machine ou votre serveur (PC, Mac, VPS) et se connecte à vos messageries existantes (WhatsApp, Telegram, Discord, Slack, Signal, iMessage…).
- Lorsqu’il reçoit un message, il appelle un modèle de langage (Claude, OpenAI, DeepSeek, ou un modèle local via Ollama), puis déclenche les skills nécessaires : commandes shell, navigation web, lecture/écriture de fichiers, gestion d’emails, etc.
- Toutes les interactions et la configuration restent stockées localement, sous forme de fichiers (Markdown, JSON…), ce qui renforce la confidentialité par rapport aux assistants 100 % cloud.
Histoire et évolution du projet
OpenClaw est issu d’une série de prototypes successifs : Moltbot, Clawdbot puis OpenClaw. Le projet explose fin janvier 2026, porté par la viralité sur GitHub et la communauté d’agents IA qui cherchent une alternative libre aux assistants propriétaires.En quelques jours, le dépôt OpenClaw atteint plus de 100 000 étoiles GitHub, un record pour un projet d’agent autonome.
En février 2026, Peter Steinberger annonce son arrivée chez OpenAI et le transfert du projet vers une fondation open source dédiée, pour garantir sa pérennité.
Cette trajectoire rapide explique l’intérêt massif pour OpenClaw dans les communautés développeurs, sécurité et entreprise.
Sur quels systèmes peut‑on installer OpenClaw ?
OpenClaw est conçu pour être multi‑plateforme et local‑first.
- macOS : installation via script ou package, souvent combinée avec un runtime local comme Ollama pour les modèles.
- Windows : support via WSL ou installations guidées dédiées, avec intégration aux messageries et au navigateur Edge/Chrome.
- Linux (Ubuntu, Debian, etc.) : déploiement classique sur serveur ou mini‑PC, idéal pour faire tourner l’agent 24/7 avec Docker ou en service système.
Des projets dérivés comme MimiClaw montrent même des versions embarquées sur des micro‑contrôleurs très légers, sans OS complet.
Où télécharger OpenClaw et comment l’installer ?
Téléchargement et code source
- Site officiel : openclaw.ai, qui présente l’outil, ses cas d’usage, et renvoie vers la documentation et les intégrations.
- Dépôt GitHub : github.com/openclaw/openclaw, qui contient le code source, les releases, les issues et la documentation technique.
Installation de base
OpenClaw propose un script d’installation simplifié ainsi que des guides pour différents environnements.
Exemple de flux d’installation fréquemment recommandé :
- Préparer la machine (mise à jour de l’OS, drivers GPU si nécessaire).
- Installer un runtime de modèles locaux comme Ollama (optionnel mais conseillé pour la confidentialité).
- Lancer le script d’installation OpenClaw.
- Démarrer la gateway OpenClaw, qui sert de point central pour les agents, les canaux de chat et les skills.
Les « skills » OpenClaw : ce que l’agent sait faire
OpenClaw s’appuie sur un système de skills déclarés (souvent documentés dans des fichiers de type SKILL.md), faciles à créer et à partager par la communauté.
Tableau des principaux domaines de skills
| Domaine | Exemples de skills | Intérêt pour l’utilisateur |
|---|---|---|
| Messageries | Connexion à WhatsApp, Telegram, Discord, Slack, Signal, iMessage dans un même gateway. | Parler à un seul agent depuis tous vos canaux. |
| Automatisation système | Exécution de commandes shell, scripts, gestion de fichiers, contrôle du navigateur. | Automatiser backups, rapports, tâches répétitives. |
| Productivité | Tri d’emails, gestion calendrier, rappels, to‑do, résumés de documents et pages web. | Assistant personnel ou chief of staff numérique. |
| Web & API | Récupération de pages, appels d’API, intégration à des outils internes ou dashboards. | Connecter l’IA à votre stack SaaS ou vos micro‑services. |
| Mémoire & contexte | Mémoire longue durée, fichiers Markdown persistants, sessions par agent ou workspace. | Agents qui apprennent vos préférences et processus. |
| Écosystème communautaire | Skills partagés via des dépôts communautaires et hubs dédiés. | Enrichir OpenClaw sans tout recoder vous‑même. |
Ces skills sont particulièrement intéressants pour illustrer des scénarios concrets : tri automatique de la boîte mail support, notifications Slack intelligentes, rapport quotidien généré la nuit, etc.
OpenClaw et Ollama : un duo puissant 100 % local
L’un des gros atouts d’OpenClaw est sa capacité à travailler avec des modèles locaux via Ollama, ce qui permet de garder vos données sur vos propres machines.
Intégration OpenClaw + Ollama
- Ollama est un runtime de modèles open source (Qwen, LLaMA, GPT‑OSS, etc.) que vous installez sur votre machine.
- OpenClaw se connecte à l’API native d’Ollama (/api/chat), avec support du streaming et du tool calling.
- Vous pouvez activer Ollama dans OpenClaw simplement en définissant une clé symbolique OLLAMA_API_KEY ou via la commande ollama launch openclaw.
Exemple typique : un analyste de données local qui analyse vos fichiers CSV, génère un rapport et vous envoie un résumé sur Telegram, sans que vos fichiers quittent votre infrastructure.
Cas d’usage avancés avec Ollama
- Analyste data local : OpenClaw orchestre, Ollama fournit le raisonnement, et l’agent produit un rapport structuré (Markdown, PDF, email).
- Assistant développeur souverain : combiner un modèle code local (via Ollama) avec des skills git, CI/CD et documentation interne.
- Ops IA 24/7 : plusieurs agents OpenClaw, chacun branché sur un modèle Ollama adapté (gros modèle pour la recherche, plus petit pour les tâches rapides), gérés via un dashboard.
Le potentiel d’OpenClaw pour les entreprises
OpenClaw est en train de devenir une couche d’agent générique sur laquelle on peut construire des assistants spécialisés.Quelques exemples concrets :
- Support client : bots Slack/Discord qui répondent aux questions courantes, escaladent aux humains, et loggent tout dans votre CRM.
- Back‑office automatisé : génération nocturne de rapports financiers, suivi des factures, mise à jour de tableurs, envoi d’alertes en cas d’anomalie.
- Pilotage d’équipe IA : création d’une équipe de 10‑20 agents spécialisés (data, marketing, dev, monitoring) coordonnés depuis un tableau de bord unique.
Ce potentiel explique pourquoi de nombreux tutoriels et frameworks émergent autour d’OpenClaw pour bâtir des AI coworkers ou des systèmes d’exploitation orientés agents.
Sécurité : un outil puissant… donc à manier avec précautions
La contrepartie de cette puissance, c’est le risque : OpenClaw a accès à vos fichiers, à votre shell, à vos API, à vos messageries – et plusieurs rapports de sécurité ont déjà mis en lumière des failles et mauvaises configurations.Principaux risques identifiés
- Fuite de clés et secrets : certaines versions ou déploiements laissaient apparaître des tokens d’accès dans les URLs de l’interface de contrôle ou les logs, exposant API keys, OAuth tokens et secrets d’environnement.
- Absence de sandboxing : des skills sur‑privilegiés permettaient à l’agent de lire des variables d’environnement sensibles, d’accéder aux fichiers système ou de modifier sa propre configuration.
- Prompt injection & abus d’outils : des contenus malveillants (emails, pages web, fichiers) peuvent inciter l’agent à exfiltrer des données ou à exécuter des commandes non souhaitées.
Des analyses de sécurité détaillées rappellent que des instances mal configurées d’OpenClaw peuvent mener à de la fraude, des escroqueries ou des compromissions complètes de poste de travail.
Bonnes pratiques de sécurité pour OpenClawPrincipe du moindre privilège : limiter strictement les droits de l’agent (fichiers, shells, API, workspaces) et séparer les environnements (prod, test, perso).
Sandboxing : exécuter les skills sensibles dans des conteneurs dédiés (Docker, VMs), sans accès par défaut au système de fichiers principal ni aux secrets.
Contrôle d’accès à l’UI : protéger l’interface de contrôle via HTTPS, authentification forte, et éviter de l’exposer directement à Internet.
Politiques d’approbation : exiger une validation humaine pour les actions critiques (transferts d’argent, suppression de données, changements de configuration).
Surveillance et journaux : activer des logs détaillés, monitorer les comportements anormaux de l’agent et prévoir des procédures de désactivation rapide.
Plusieurs acteurs de la cybersécurité rappellent que la question n’est pas de savoir si OpenClaw peut être parfaitement sécurisé, mais comment limiter au maximum les dégâts potentiels en cas de compromission ou de prompt injection.
Conclusion
OpenClaw représente une avancée majeure dans le domaine des agents IA autonomes open source. En combinant une architecture multi‑plateforme (macOS, Windows, Linux), une intégration profonde avec les messageries et les outils du quotidien, et la possibilité de fonctionner 100 % en local avec Ollama, il offre un potentiel considérable pour l’automatisation en entreprise.Cependant, cette puissance s’accompagne de responsabilités importantes : la sécurité doit être au cœur de chaque déploiement. En appliquant les bonnes pratiques (moindre privilège, sandboxing, surveillance), les entreprises peuvent tirer parti d’OpenClaw pour bâtir des assistants IA qui automatisent réellement leurs processus tout en protégeant leurs données.
Que vous soyez développeur, ops, ou dirigeant d’entreprise, OpenClaw mérite votre attention : c’est l’une des briques fondamentales de la prochaine génération d’outils d’automatisation intelligente.


